Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre.

Évangile selon saint Jean chapitre 4, verset 34

La volonté de Dieu ? Ah non alors, j’ai bien trop peur qu’il m’arrive encore des tuiles ! Nous avons tous en tête la représentation d’un Dieu qui au fond ne veut pas vraiment notre bien. Jésus, lui, se situe autrement : la volonté de Dieu est sa nourriture.
Qu’est-ce à dire ? Manger est un besoin vital auquel s’allient le plaisir, la joie, la communion avec ceux qui partagent notre table. Eh bien, tout cela, Jésus le trouve en faisant la volonté de son Père. « Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »
Sa « nourriture-volonté » du Père, c’est que cette femme à la vie blessée, ces disciples qui n’y comprennent souvent pas grand-chose,

ces Samaritains « hérétiques », eux, vous, moi, soyons des vivants de la vie même que Jésus partage avec son Père. Lorsque la fatigue pousse Jésus à s’asseoir au bord du puits et qu’arrive cette femme samaritaine, Il dépasse toute lassitude pour la rejoindre là où elle en est de sa vie cabossée.
Alors, le désir profond de cette femme peut enfin surgir. Il se révèle correspondre au désir de Dieu pour elle. Jésus a finalement nourri la femme de ce qui le nourrit lui-même. Il ne cesse de nous rassasier à notre tour depuis ce soir où, avant de mourir, Il a fait du don de son corps un pain à partager, pour que tous « aient la vie et la vie en abondance »*. Et toi, de quoi te nourris-tu ? Vers quoi, vers qui, te poussent ton appétit, ta soif ?

* Évangile selon st. Jean, ch. 10, v. 10.

Deux nourritures