Bienheureux les miséricordieux, ils obtiendront miséricorde.

Évangile selon saint Matthieu chapitre 5, verset 7

Quand un frère s’engage dans la vie dominicaine, à la question : « Que demandez-vous ? », il répond : « La miséricorde de Dieu et la vôtre ». La miséricorde est le quatrième pied de notre chaise.
Ma vie en communauté se déploie avec cette grâce de miséricorde, solide comme le roc. À la manière de cet homme qui veut construire une maison ; il creuse profondément et pose les fondations sur ce roc afin d’assurer la stabilité de l’habitation*. Jésus utilise cette image pour nous inviter à le suivre et à mettre en pratique sa miséricorde. Elle est aussi le ciment qui relie chaque frère de notre communauté.
Plus la prière nous habite, plus nous devenons miséricorde. La prière de Dominique fait de lui un homme de miséricorde. Sa compassion s'appuie sur la passion du Christ et sa joie sur l’annonce de la résurrection.

La nuit, il crie : « Mon Dieu, ma miséricorde, que vont devenir les pécheurs ? » et le jour il dit à ses frères : « Allons joyeusement de l’avant, en pensant à notre sauveur ! »
Martin de Porrès, un saint dominicain honoré aux JMJ à Panama, brûlait de charité envers le prochain et même pour les plus petits des animaux. Son office se nourrissait de la miséricorde, tant à l’intérieur du couvent, envers ses frères, qu’à l’extérieur, dans le service humble des personnes pauvres ou malades. Il était appelé : « Frère Martin de la charité ».
Ma vocation dans la mission de l’Église consiste à annoncer sans cesse l’amour du Seigneur. Pas n’importe comment ! Communauté, prière, service du prochain s’équilibrent dans la miséricorde.

* Évangile selon saint Luc, ch. 6, v. 47

Le roc de la miséricorde