C’est en Jésus-Christ, par sa foi, que nous avons l’assurance nécessaire pour nous approcher de Dieu avec confiance.*

Lettre aux Éphésiens, chapitre 3, verset 12

Ai-je besoin d’un Sauveur ? La question nous habite au seuil des jours saints et de son cortège de trahisons. À la veille du déchaînement de lâchetés, d’accusations et de violences en tout genre, nous osons espérer, croire que les mystères de la foi ouvrent nos cœurs et nos esprits à la lumière et les délivrent de toute entrave. Cette semaine, nous entrons en Dieu et dans sa vie et c’est finalement un chemin de joie que nous allons emprunter tout au long de ces jours.
C’est un retour à nous-mêmes que nous vivrons, une explication avec nous-mêmes. Nous ferons face à la violence qui nous habite, à la tentation que nous avons peut-être rencontrée au cours de ce carême d’abolir le mystère de l’autre, de vouloir qu’il disparaisse, tel Caïn envers son frère Abel. De cela, nous sommes tristes et alourdis, mais si nous regardons cette tentation en face et avec distance, nous découvrirons à nouveau la joie enfouie. Nous sommes dans la même barque et, par la foi en la communion des saints, nous percevons la solidarité de tous les hommes dans le bien comme dans le mal.

Nous nous tenons dans l’amour comme dans la rivalité, dans la joie comme dans la volonté de détruire.
Au cours de cette semaine, le Christ retourne librement au Père la source de son élan. L’élan d’un fleuve lui est donné par sa source. L’élan du Christ lui vient de son Père. C’est sa foi qui va le soutenir au cœur du drame. Et la croix va conduire cette foi à sa perfection. Pour nous, le Christ devient l’unique Croyant.**
Il invite l’humanité entière à se réunir dans sa foi. « Les yeux fixés sur Jésus qui est le pionnier de la foi et qui la porte à son accomplissement. »***
Les chemins du salut sont différents et les manifestations de la joie le sont tout autant. Il y a la joie du moment présent, la joie du pardon, la joie de la fête et des retrouvailles. Mais toutes prennent leur source dans la joie d’être sauvé et notre Dieu ne refuse rien à qui ose demander et fait le saut de la foi qui sauve. « Demandez et vous recevrez pour que votre joie soit complète. »

* Traduction Nouvelle Bible Segond (NBS)
** Selon une théologie développée par plusieurs théologiens contemporains, (voir cet article du frère Paul-Dominique Dognin).
*** Lettre aux Hébreux, ch.12, v.2 (traduction NBS).

L’unique Croyant