Aujourd’hui, tu seras avec moi en paradis.

Évangile selon saint Luc, chapitre 23, verset 43

C’est la fin, c’est le déchaînement de la violence et l’heure de la mort. La Passion nous rend contemporains d’une tragédie, d’une histoire violente et haineuse et nous pourrions être tentés de nous écrier : « Cela suffit avec ce que nous vivons, et entendons habituellement ! » Nos souffrances, celles de nos proches, le terrorisme, la révolte des gilets jaunes et les violences extrêmes, le monde qui marche sur la tête, l’Église qui va mal lorsque ses membres donnent un contre-témoignage. Tout peut nous revenir à l’esprit et au cœur.
La Passion du Seigneur nous rappelle, s’il en était besoin, que notre chemin passe par la Croix. Il n’est pas une marche triomphale et en tout cas, même si nous tombons, Dieu vient à notre rencontre.
En silence, Il nous accompagne pour nous faire entrer dans son mystère par le porche de l’espérance :

le pire peut arriver, mais je ne serai pas abandonné. En ce jour, la foi est crucifiée ! C’est sur la Croix qu’il nous faut reconnaître notre Sauveur !
Aujourd’hui, le rideau du temple se déchire, Dieu enlève le voile : c’est le crucifié qui est celui qui aime jusqu’à la mort. La Croix est le trône d’où le Christ attire le monde à lui. L’accès à Dieu est libre.
Du lieu où il se donne, du lieu d’un amour véritablement divin, Dieu domine le monde. Jésus privé de tout pouvoir est le roi véritable. En cette heure, le larron et Marie l’ont compris. Le mystère de la foi est perçu par ce premier homme accueilli par Jésus dans le paradis. Là se trouve la perle précieuse, le salut.
Sa foi l’a sauvé !

Intronisation